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Queen Sono, mon avis sur la première série africaine de Netflix (Minsili Zanga)

Queen Sono, mon avis sur la première série africaine de Netflix (Minsili Zanga)

Queen Sono, mon avis sur la première série africaine de Netflix

Article original publié sur Minsilizanga.com

Annoncée à grands renforts d’articles, Queen Sono était attendue avec impatience. Inutile de dire que le 28/2, j’étais prête à plonger dans la première série made in Africa de Netflix. J’ai vu, et voici mon avis en essayant de spoiler le moins possible.  

Azania (recueil de nouvelles), Minsili Zanga

L’histoire en elle-même : “L’espionne sud-africaine Queen Sono se trouve aux prises avec un dangereux réseau impliqué dans les hautes sphères alors qu’elle cherche la vérité sur la mort de sa mère” (Netflix)  

L’idée derrière Queen Sono est riche et donne la possibilité d’explorer plusieurs angles d’approche entre vie personnelle et enquêtes proprement dites.Ok, certaines histoires sont un peu grosses pour moi, comme celle de ce groupe qui veut libérer l’Afrique  mais, c’est secondaire. Mon problème vient plus du jeu et de la réalisation et surtout des scènes de rue et foule. Plusieurs fois j’ai été en mode : mais c’est l’Afrique ça ? Depuis quand une femme se bat avec des hommes en tenue dans des rues pleins de gens et ces derniers regardent comme s’ils assistaient à un spectacle ? L’attitude amorphe, bras croisé, ils regardent, à se demander ce qu’ils font sur la scène. Je n’ai jamais vu public de figurants moins expressif ou alors lorsque cela arrive, c’est parfois à contretemps voire sous-joué ou surjoué. Résultat : dans ces scènes, un manque de naturel qui ne sert pas cette série prometteuse. Pour moi, c’est le gros point à travailler.  

Pearl Thusi (Queen Sono, Netflix)
Pearl Thusi (Queen Sono, Netflix)

Et l’héroïne ?  

Pearl Thusi (qui joue Queen Sono) est belle, sexy, et arrive même à nous intriguer avec son attitude sur sa mère. Alors que celle-ci est une héroïne saluée de tous, la jeune femme cultive pourtant une sorte de détachement d’où se devine une douleur et une colère refoulée. On découvrira sans doute au fil de l’intrigue de quoi il retourne. N’empêche, à côté de cela, Queen Sono parfois me paraît un peu faible d’épaisseur dans le jeu, avec une difficulté pour moi d’y adhérer à 100%.  

Conclusion : je donnerai toutefois un 3/5 à cette série  

Pourquoi une telle note malgré ce bilan en demi-teinte ? Parce que la série dispose d’un énorme potentiel. Cela se voit malgré les erreurs cités plus haut. Faut-il que l’équipe technique revoie sa copie ou dispose de plus de moyens ? Je n’ai pas assez de connaissances des contraintes techniques du domaine pour me prononcer. Ce qui est sûr, la deuxième saison devra aller au-delà du simple argument « première série africaine. » Les fans africains de Netflix ont droit à la même qualité que le reste de ses séries originales.  

Je donne aussi un 4 étoiles car, Queen Sono a aussi ce rôle attribué d’office : ouvrir la voix aux productions du continent  

Raison de plus pour que la série soit exempte de tout défaut (si possible bien sûr !). Pour Daniel Fienberg du site Hollywood Reporter, «  Queen Sono a beaucoup de place pour grandir dans sa deuxième saison, pour étoffer certains de ces personnages » et peut-être, « si le spectacle est assez réussi, pour obtenir suffisamment d’argent pour ajouter des extras aux scènes de foule et augmenter les enjeux sur le côté action. »  

Je suis d’accord avec ce point de vue. La deuxième saison (et j’espère qu’il y en aura) devra absolument retravailler les caractères pour leur donner plus de consistance. Les scènes de rue, les scènes avec du public (figurants) doivent vraiment être mieux travaillés surtout dans le rendu des émotions. Des badauds africains qui ne réagissent pas mais reste bras croisés alors qu’une femme manie une arme et se bat avec des hommes dans une ruelle bondée ? Dans quelle Afrique ? Bon, vous l’avez compris, ce point m’a vraiment choqué (rires).    

Ah j’oubliais ! Si vous êtes pour la promotion des langues africaines, dans Queen Sono, elles ont une bonne place. Les personnages, à commencer par notre espionne, s’expriment en anglais, mais aussi dans différentes langues sud-africaines, pas mal.  

Pour conclure,  je ne pourrais que vous conseiller de regarder Queen Sono. Déjà pour vous faire votre propre idée, mais aussi pour soutenir ce qui reste la première série 100% africaine de Netflix. ©Minsilizanga.com

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