Histoire générale du Cameroun : Présentation des thèmes de l'encyclopédie à venir, et actuellement en cours d'écriture
Les Camerounais, dont beaucoup se sont souvent plaints de ne pas disposer d’un enseignement digne de ce nom de leur histoire, vont bientôt voir ce vœu exaucé. Selon un article du quotidien national Cameroon Tribune, le travail sur l’encyclopédie actuellement en cours de rédaction, évolue bien.
Après sa dernière réunion publique du 7 juillet, le Comité scientifique en charge de cette encyclopédie, s’est retrouvé mercredi 7 octobre 2021 au Ministère de l’Art et de la Culture. Une rencontre placée sous la présidence du ministre, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt.
Une encyclopédie en six (6) volumes
Les thèmes de l’encyclopédie ont été présentés et portent sur :
- Les temps anciens
- De la première moitié du XVe siècle au XIXe siècle
- Naissance et domination extérieure
- Le Cameroun de 1961 à 1984
- Le Cameroun aujourd’hui
- Les grandes figures de l’histoire du Cameroun.
Yaoundé vivre au rythme de l’histoire générale du Cameroun
Le 7 juillet 2021, le Comité scientifique en charge de la rédaction de ce document s’était réuni à Yaoundé. cette rencontre dans la capitale politique du Cameroun visait à établir le chronogramme des activités
Cameroon Tribune – Toute l’histoire du Cameroun couchée dans un nouveau livre. L’honneur a été donné par le chef de l’État aux experts et éminents professeurs d’histoire. d’écrire les belles pages de cette « Afrique en miniature ». Après la rencontre de prise de contact le 15 avril 2021, les membres du Comité scientifique en charge de la rédaction. d’une encyclopédie sur l’histoire générale du Cameroun se sont retrouvés au Musée national à Yaoundé. Objectif visé : établir un plan définitif de l’ouvrage et le chronogramme des activités y afférentes.
« Notre projet remonte à deux mois. Il est donc fortement indiqué de passer à la vitesse supérieure. Et de rendre à nos compatriotes leur fierté à travers leur histoire. Nous devons donc mériter la confiance du chef de l’État qui a bien voulu nous mettre au travail en produisant les résultats escomptés ». C’est ce qu’avait exhorté d’entrée de jeu Théophile Eyango. Inspecteur général au ministère des Arts et de la Culture (Minac), président des travaux au nom du ministre. Car, d’après ce dernier, l’histoire du Cameroun souffre péniblement de toutes ces déformations et détériorations.
Une histoire déformée par l’absence des écrits fédérateurs sur « notre patrimoine historique commun »
Conscients du travail intense qui les attend, les membres du Comité scientifique n’ont pas eu le temps de se tourner les pouces.
Pendant les deux mois ayant suivi leur prise de contact en avril dernier, des réflexions ont été menées sur les projets de plan et de bibliographie afin d’établir un chronogramme et le plan de travail.
« Le plus important pour une histoire ou un livre dans l’ensemble, c’est la conception un plan. Et nous sommes à ce niveau-là pour penser comment écrire cette histoire. Et pour l’écrire, nous allons arrêter un certain nombre d’éléments qui vont nous permettre de bâtir cette histoire. Elle se fera en plusieurs ouvrages », avait expliqué le Pr. Daniel Abwa, l’un des vice-présidents du Comité scientifique.
« Un peuple qui ne connait pas son histoire ne sait pas d’où il vient et où il va »
Pour cet historien émérite, un peuple qui ne connait pas son histoire ne sait pas d’où il vient et où il va. D’où l’importance pour les Camerounais d’apprendre leur histoire. Tout simplement parce que ces mouvements vécus dans le pays montrent qu’il n’y a pas une véritable insertion dans l’histoire du Cameroun. Car, certains se considèrent comme des mercenaires et acceptent le repli identitaire à la place de la Nation.
« Ceci parce qu’on n’a pas assez enseigné l’histoire du Cameroun. D’où la nécessité de se mettre à l’enseignement de l’histoire du Cameroun au moins à 75% », a souligné le Pr. Daniel Abwa. – Cameroon Tribune


