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“Géo-écologie, rapport du GIEC sur le dérèglement climatique : Pourquoi l’Afrique est-elle harcelée ?”

“Géo-écologie, rapport du GIEC sur le dérèglement climatique : Pourquoi l’Afrique est-elle harcelée ?”

Article Grand Angle – ©DZALEU.COM

Dans son rapport du 9 août 2021, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) parle de “constat alarmant” et d’innombrables catastrophes naturelles à venir sur la planète. Pour l’Afrique, elle lui prédit des inondations, sècheresse, incendies, etc. De quoi mettre à mal son potentiel développement.

Alors, le changement climatique est-il en réalité une guerre géopolitique et financière ?

Oui pour l’homme politique camerounais Banda Kani*. Des propos prononcés au cours d’un débat sur le rapport du Giec justement, et son regard sur l’Afrique. Pour le président du Nouveau Mouvement populaire :

“Le capitalisme n’aime pas l’être humain”. Dès lors, “Est-ce que le monde peut dépasser le capitalisme [présenté] comme “l’horizon indépassable de l’humanité”?

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Réponse de son confrère co-panéliste, le Dr Yamb Ntimba Dominique :

“Parce que l’économie capitaliste ne veut pas s’arrêter, le monde court à sa catastrophe. [Or] il faut qu’on arrive à mettre fin à l’économie capitaliste ! C’est ça qui provoque tout ce qu’on est entrain de vivre.”

Pour l’universitaire et consultant en questions économiques et politique :

“La difficulté aujourd’hui c’est : est-ce que ceux qui ont des intérêts dans le cuivre, dans le transport d’électricité par câble, ont intérêt à ce qu’on revienne aux énergies de Tesla?”

L’industrialisation de l’Afrique est “non négociable”

Alors qu’on constate au niveau mondial une rhétorique qui s’installe progressivement sur le climat, les Panafricains sont déjà à la manœuvre pour apporter leur point de vue, et sensibiliser les auditeurs du continent. Car, derrière la question du climat, se trouvent d’énormes enjeux financiers, géostratégiques et géopolitiques avec au centre, l’accès aux matières premières et leur gestion.

Et dans ce domaine, l’Afrique ne doit pas continuer à jouer le rôle de pourvoyeuse de matières premières et de déversoir des rébus du monde occidentalisé pour les panafricains. Pour ces derniers, l’industrialisation du continent est “non négociable”. Une industrialisation qu’ils espèrent la plus “verte” possible. Mais pour cela, l’Afrique doit avoir réussi à se débarrasser de tous les freins mis sur son chemin.

Pour eux, le fait que le GIEC focalise sur l’Afrique, continent qui pollue le moins, est un non-sens ou plutôt, une manœuvre de plus pour maintenir le continent dans le rôle qui lui fut donné lors de la Conférence de Berlin en 1884. C’est en effet durant celle-ci que l’Europe acta le partage de l’Afrique, et donc des zones d’influence et d’exploitation de ses immenses ressources.

Capitalisme et changement climatique : le cas africain (VIDEO)

LIRE AUSSI : Capitalisme et changement climatique : Une guerre géopolitique écologique ?

“Je trouve le secrétaire général de l’ONU très sympathique… C’est à dire que, on lui fait un rapport qu’on envoie aux décideurs et les seuls gens à qui il parle c’est aux Africains alors que lui, son rythme de vie est tel qu’il pollue autant qu’un millions d’Africains (…) Tout ça pourquoi? Parce qu’il fait partie de la classe de ceux qui contrôlent la production et de ceux qui ont fait le choix de refuser les technologies qui sont réellement vertes (…) Parce qu’avec ce choix-là ils préservaient leur capacité à avoir la mainmise sur les économies et sur les peuples, et à orienter le destin du monde dans le sens qu’ils préfèrent, celui de la destruction de l’humanité naturelle pour arriver à une humanité qui est tout à fait autre chose que l’être humain” (Dr Yamb Ntimba)

Pour l’universitaire :

“Le GIEC ne pointe pas du doigt les vrais problèmes ! Le GIEC va pointer du doigt les conséquences de ce qui est là (…) L’Afrique va s’industrialiser, on ne demande pas aux gens de venir le faire pour nous. parce que quand nous allons mettre fin au franc CFA pour ce qui est de l’Afrique francophone, nous aurons les mains libres pour nous industrialiser (…) Nous allons nous industrialiser parce qu’il est immoral et inacceptable de laisser 1.5 milliard d’individus mourir de faim” (Dr Yamb Ntimba)

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Qui est Banda Kani

Fondateur du NMP (Nouveau Mouvement Populaire), parti d’idéologie panafricaine, Banda Kani est né en 1970 à Douala au Cameroun. Initiateur de l’émission culte “Le Débat panafricain” sur la chaîne Afrique Media, il y est consultant, tout comme sur la chaîne DBS, elle aussi d’idéologie panafricaine.

Incarcéré plusieurs fois dans les années 90 suite à ses combats politiques, Banda Kani a été candidat à la présidentielle camerounaise de 2011. Puis, son combat politique prendra un nouveau virage, Banda Kani préférant cette fois œuvrer à un réveil de fond de la population, afin de la rendre plus apte à saisir les enjeux géostratégiques qui transcendent souvent les enjeux politiques.

Ainsi, sans donner un blanc-seing aux dirigeants africains, il s’attèle à souligner où se trouvent les dysfonctionnements structurels qui freinent l’émergence de l’Afrique, les leaders politiques n’étant souvent que le sommet de l’iceberg. Depuis une dizaine d’années, accompagné de panelistes se réclamant de cette idéologie, Banda Kani analyse et sensibilise sur plusieurs thèmes jusque-là tabous : le Franc CFA, les rapports France-Afrique (Françafrique), le mondialisme, etc.

Article Grand Angle – ©DZALEU.COM

Sources

DBS Matin du 10/9/21
Données chiffrées 1
Données chiffrées 2
Site du Giec

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