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Crise au Mali et médiation ouest-africaine : La réaction de Paris

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Crise au Mali et médiation ouest-africaine : La réaction de Paris, militairement présente depuis sept ans au Sahel  

La France a de nouveau réagi sur la situation politique et sociale au Mali. Depuis juin, le pays est en proie à un vaste mouvement de contestation du pouvoir en place.

« La France salue la forte implication de la CEDEAO dans la résolution de la crise malienne. Par le déplacement à Bamako, jeudi 23 juillet, d’une mission de cinq chefs d’État de la région. Et par sa décision de tenir un sommet extraordinaire ce lundi 27 juillet », écrit le Quai d’Orsay.  

Pour le ministère de Jean-Yves Le Drian, les deux camps en présence devraient suivre le plan de sortie de crise des chefs d’État ouest-africains.   Hier vendredi 24 juillet, Paris a salué leur médiation, exhortant le pouvoir et l’opposition à suivre leurs recommandations.  

Paris appelle les Maliens « à faire preuve de responsabilité »

« La France reste cependant préoccupée par le retard pris dans la mise en œuvre des recommandations déjà émises. Celles-ci offrent les voies pour sortir de la crise que connaît le pays depuis de nombreuses semaines, pour rétablir la légitimité des institutions mises en cause, la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale, et répondre aux demandes de l’opposition et la société civile, dans le strict respect de la Constitution, continue le communiqué du ministère des Affaires étrangères.  

« La France appelle les membres concernés de ces institutions à tirer au plus vite, dans un geste d’apaisement, les enseignements de la crise et du résultat des médiations successives déployées par la CEDEAO », peut-on lire.

Paris appelle les Maliens « à faire preuve de responsabilité ». Dans son communiqué, le Quai d’Orsay revient sur l’insécurité au Mali, et exhorte les parties en cause à dialoguer.  

« La France rappelle que le Mali est confronté à de multiples défis sur le plan de la sécurité et du développement économique et social, qui préoccupent l’ensemble des Maliens, les pays de la région et la communauté internationale, qui est massivement engagée aux côtés du Mali », écrit le ministère.  

« La France appelle donc l’ensemble des parties à faire preuve de responsabilité et à s’engager dans un dialogue sincère pour aboutir à des mesures consensuelles avant l’échéance du 31 juillet fixée par la CEDEAO », conclue-t-il.  

Sept ans après l’arrivée des militaires français, le Mali plus que jamais divisé  

La violence terroriste, jusque-là circonscrite au Nord (Tombouctou), gagne de plus en plus le Centre du Mali. Au plan politique, les élections d’avril 2020 se sont soldées par une crise cristallisée autour du Mouvement du 5 juin (M-5). Porté par l’imam Mahmoud Dicko, il appelle au départ du président malien Ibrahim Boubacar Keita.

10 juillet dernier, de violents incidents ont émaillé le rassemblement des contestataires, faisant officiellement 11 morts. Et depuis, les chefs d’État ouest-africains sont au chevet du Mali, pour tenter de trouver un plan de sortie de crise.  

Malgré ses efforts sur le terrain, Barkhane peine depuis 7 ans à mettre fin au terrorisme au Mali  

L’armée française est présente au Mali à travers la force Barkhane, elle-même ayant remplacé l’opération Serval de 2013. Mais, depuis près de sept ans, l’insécurité dans la région n’a pas pris fin. Au contraire, elle a gagné les pays limitrophes comme le Burkina-Faso et le Niger.

Ces dernières années, l’armée française au Sahel a été prise à partie par les populations, qui questionnent sa présence et son efficacité à mettre fin au terrorisme.  

Jeudi 23 juillet, un soldat de Barkhane a été tué à Gossi (Centre du Mali) lors d’un engagement contre les terroristes. D’origine malgache, le soldat tué avait 26 ans. Ce qui porte aujourd’hui à 43 le nombre de soldats français tués au Mali depuis l’arrivée des militaires français dans ce pays du Sahel. ©Dzaleu.com

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