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France : fin annoncée de l’interpellation par « étranglement »

"Justice pour Adama" : manifestation géante à Paris pour Adama Traoré

France et bavures policières : fin annoncée de l’interpellation par « étranglement »

Parmi les mesures annoncées par l’Intérieur, l’abandon de la méthode d’interpellation dite « d’étranglement », lorsque la personne interpellée est attrapée par le cou. De même, si un membre des forces de l’ordre est contraint de maintenir un interpellé au sol, il « sera désormais interdit de s’appuyer sur sa nuque ou son cou », selon le ministre.

Pas assez, pour les organisations qui protestent contre les violences policières. Tout en saluant les mesures annoncées lundi 8 juin par Christophe Castaner, elles les jugent insuffisantes. dans leur colimateur, reste la très controversée méthode du « plaquage ventral. » Celle-ci est d’ailleurs citée dans le cas d’Adama Traore. Il s’agit de ce jeune homme de 24 ans, mort dans des circonstances troubles en 2016.

Interpellé par trois gendarmes à Beaumont-sur-Oise (95), Adama Traore se plaint de ne plus pouvoir respirer. Il est mort durant le court trajet vers la gendarmerie. Depuis quatre ans, sa famille se bat pour que justice lui soit rendue. Mardi 2 juin, sous l’impulsion de sa soeur aînée Assa Traoré et du collectif derrière elle, 80 000 manifestants (selon le collectif, 20 000 selon la police), étaient devant le palais de justice de Paris.

Si les violences et bavures policières sont souvent objet de manifestation sporadiques, deux faits en France ravivent la gronde. Début juin, Arte et Mediapart rapportent le cas d’Alexandre, policier d’origine africaine. Affecté à Rouen, il raconte comment il est arrivé par un concours de circonstances, à découvrir les appels à la haine raciale de ses collègues. Ces derniers étaient réunis dans un groupe Whatsapp privé.

Dans l’audio de 30 minutes rapporté par Arte, on peut entendre les propos desdits collègues, entre racisme primaire, sexisme et homophobie. Autre fait, la mise à nue d’un groupe Facebook et Whatsapp de près de 8 000 membres se présentant comme des policiers. Dedans, hommes et femmes à longueur de discussions, tiennent des propos racistes d’une rare violence.©Dzaleu.com

Azania (recueil de nouvelles) Minsili Zanga Mbarga - Librinova juillet 2020
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