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Cameroun : Transfert des contrats miniers et pétroliers à la BEAC, quelles implications?

Siège de la BEAC à Ongola Ewondo (Yaoundé)

Cameroun : Transfert des contrats miniers et pétroliers à la BEAC, quelles implications?

Depuis le 4 aoput 2020 à en croire cet article, le Cameroun a transféré ses contrats miniers à la banque des Etats de l’Afrique centrale. Quelles implications pour la locomotive de la CEMAC, en proie actuellement à une grogne montante par rapport aux projets d’accaparation des terres.

En effet, qui dit exploitation minière, dit terres. Lorsque le Cameroun transfère la gestion e ses contrats miniers à la Beac, quelles implications pour les populations, l’article ne le dit pas. De même, cette décision n’a pas fait l’objet d’une grande diffusion, et est passée sous silence. Aucun pays de la Cemac ne dispose actuellement d’une souveraineté monétaire, la BEAC n’est pas une banque centrale, quel est l’impact de lui confier les contrats miniers d’un pays? Autant de questions sur lesquelles les experts du domaine économique, bancaire et de développement pourraient répondre pour édifier les populations.©Dzaleu.com

(Agence Ecofin) – « En application du nouveau règlement des changes, le Cameroun transmet ses contrats miniers et pétroliers à la Beac »

En transmettant à la Beac les contrats signés avec les sociétés minières et pétrolières exerçant sur son territoire, le Cameroun met fin, conformément à la nouvelle règlementation des changes, aux exemptions à l’obligation de rapatriement de devises dont jouissaient ces multinationales.

Dans son rapport sur l’économie camerounaise publiée le 4 août dernier, le Fonds monétaire international (FMI) indique que le Cameroun reste déterminé à bien appliquer la nouvelle réglementation des changes de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac).

Les autorités camerounaises ont transmis à la Beac les contrats qui octroient des exonérations aux sociétés minières et pétrolières et se sont engagées à aligner le nouveau Code pétrolier du Cameroun sur la réglementation des changes de la Beac. Ce qui est déjà une avancée.

Car il y a peu, dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle réglementation des changes n° 02/18/Cemac/UMAC/CM entrée en vigueur le 1er mars 2019, les compagnies minières et pétrolières ont estimé que l’application de ce dispositif, exigeant le rapatriement des devises par les multinationales, remet en cause les avantages des contrats et les conventions d’établissement signés avec les différents Etats de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad).

Et pour cause, ces entreprises pétrolières et minières dans la Cemac ont presque toutes des conventions avec les Etats qui les exemptent de l’obligation de rapatriement de leurs recettes en devises.

Mais avec la nouvelle réglementation des changes, il est désormais obligatoire pour les multinationales opérant en zone Cemac de rapatrier les devises. Après plusieurs reports, cette réglementation sera opposable aux entreprises pétrolières et minières en activité dans la sous-région à partir du 31 décembre 2020.

Pour l’institution de Bretton Woods, ces efforts contribueront à augmenter la couverture régionale des importations. « Les devises étrangères rapatriées ont atteint 2 313 milliards FCFA entre le premier et le troisième trimestre 2019, en hausse de 44% par rapport à 2018 [en glissement annuel] », rapporte le FMI.

L’institution ajoute que les avoirs extérieurs nets du Cameroun à la Beac s’élevaient à 1 995 milliards FCFA fin septembre 2019 et devraient augmenter au quatrième trimestre, du fait du retard dans l’appui budgétaire de donateurs et de l’application stricte de la réglementation. Mais la crise due à la pandémie de coronavirus a certainement modifié ces perspectives. Source

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