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CIV : le décès d’Amadou Gon bouscule la donne politique

Carte de la Côte d'Ivoire

CIV : le décès d’Amadou Gon Coulibaly bouscule la donne politique à quelques mois de la présidentielle  

Amadou Gon Coulibaly est mort mercredi 8 juillet. Début mai, en pleine crise du Covid-19, il avait été évacué en France. Il était revenu en Côte d’Ivoire jeudi 2 juillet. Les réactions ont été nombreuses en Côte d’Ivoire suite à ce décès.

« La Côte d’Ivoire est en deuil », a déclaré le président de la République ivoirienne, Alassane Ouattara. Pour lui, avec la disparition d’Amadou Gon Coulibaly, « la Côte d’Ivoire perd un modèle pour la jeunesse, un exemple de compétence, d’ardeur au travail et d’abnégation. »  

Mais, face à ces hommages, une question demeure : que va faire le camp au pouvoir, à quelques mois de la présidentielle. En effet, AGC était le candidat du RHDP à l’élection présidentielle de 2020. Mars dernier, Alassane Ouattara avait porté son dévolu sur ce fidèle de la première heure, nonobstant les critiques sur son état de santé.  

Avec la mort d’AGC, le RHDP va devoir se pencher sur celui qui va le représenter octobre 2020

Au sein de la coalition au pouvoir, plusieurs potentiels candidats comme Marcel Amon Tanoh ou Albert Mabri Toikeusse, ont été écartés. Certains avancent déjà l’hypothèse d’une candidature d’Alassane Ouattara. Or, le président ivoirien a fait savoir qu’il ne briguerait pas un troisième mandat.

Hamed « Hambak » Bakayoko, qui a assuré l’intérim pendant l’absence d’AGC, est aussi pressenti. Mais les rapports entre lui et Ouattara ne semblent plus au beau fixe, d’après les bruits de couloir.  

En dehors du RHDP, l’incertitude demeure sur de potentiels candidats qui auraient constitué des challengers de poids

C’est le cas de Guillaume Soro. L’ex-chef rebelle, ex-Premier ministre et protégé de Ouattara, est aujourd’hui en exil, son pays ayant lancé un mandat d’arrêt contre lui.

Laurent Gbagbo, ex-président ivoirien, a été envoyé à la CPI suite à son conflit post-électoral avec Ouattara en 2010. Il est aujourd’hui sous liberté conditionnelle, et son retour en Côte d’Ivoire ne peut se faire sans l’aval des autorités en place. Il reste Henri Konan Bédié (PDCI), ex-président, mais son âge (86 ans), pourrait constituer un obstacle.  

La présidentielle ivoirienne d’octobre 2020 reste donc plus que jamais ouverte, mais aussi sujette à beaucoup d’incertitudes. Ce qui fait dire à certains qu’elle pourrait tout simplement être reportée. ©Dzaleu.com – P.K.

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