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Mali : la Russie va continuer de fournir son aide et à défendre le pays à l’ONU

Mali : la Russie va continuer de fournir son aide et à défendre le pays à l’ONU

Selon Moscou, Bamako peut continuer de collaborer avec les partenaires de son choix. Des propos qui arrivent alors que l’Union européenne, conduite par la France, a pris des sanctions contre un groupe paramilitaire russe qu’ils désignent par « Wagner ».

Or, ni le Mali, ni la Russie ne reconnaissent un tel groupe. Bamako a ainsi officiellement reconnu avoir conclu un accord de coopération avec l’Etat russe, et non avec un groupe privé. Mais, ces démentis ne semblent pas du goût de Paris et ses pairs de l’UE, rejoints par le Canada.

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La Russie va continuer de fournir une aide militaire au Mali par des voix étatiques

« Nous continuerons de défendre les intérêts légitimes de Bamako aux Nations unies, ainsi que de fournir une assistance active à nos partenaires maliens, dans les sphères militaires et militaro-techniques dans le cadre des filières étatiques. »

Déclaration faite par un haut responsable de la diplomatie russe, Piotr Ilichev, directeur du service lié aux organisations internationales du ministère des Affaires étrangères russes. Pour le haut responsable cité par l’agence Riad, le Mali peut coopérer avec les partenaires de son choix pour combattre les islamistes. Selon Piotr Ilichev, cela est d’autant plus nécessaire, après la réduction des effectifs de la force Barkhane.

Selon Moscou, cette décision risque de déstabiliser davantage la région. Pour rappel, à la tribune de l’ONU, Choguel Kokalla Maiga, Premier ministre malien, avait accusé la France d’avoir pris une décision unilatérale, sans concertation.

Des propos qui avaient provoqué une certaine tension entre Paris et Bamako, Emmanuel Macron traitant la Transition militaire de « gouvernement illégitime », avant que le président français ne décide de se rendre au Mali. Puis d’annuler son voyage. Assimi Goita, chef de la Transition, ayant posé ses conditions : pas de conférence de presse conjointe, pas de mini-sommet du G5 Sahel, pas d’ingérence de Paris dans le calendrier électoral malien, entre autres.

Le communiqué de la Transition malienne suite aux allégations de l’UE
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L’UE fait bloc contre le Mali mais Bamako ne plie pas

Jeudi 23 décembre, dans un communiqué commun, 14 pays européens et le Canada ont dénoncé ce qu’ils persistent à considérer comme un accord avec « Wagner », menaçant le Mali de sanctions. Bamako n’en a eu cure, et a officialisé sa coopération avec l’Etat russe. Dans un communiqué officiel, la Transition a démenti les allégations des quinze pays signataires, et confirmé que des instructeurs militaires russes y étaient bien présents.

Les Russes présents au Mali le sont dans le cadre d’un accord bilatéral. Ce sont des « formateurs », et non des « mercenaires », a précisé le gouvernement malien. De son côté, Vladimir Poutine a rappelé que les groupes paramilitaires russes pouvaient intervenir dans le pays de leur choix, à condition qu’ils respectent les lois russes.

Un rappel d’autant plus nécessaire que les pays de l’UE et leur allié américain (OTAN) font eux-mêmes appel à des groupes paramilitaires, jamais indexés. Exemple avec le controversé groupe « Blackwater ». Pourquoi cette obsession du présumé groupe « Wagner » sur lequel Paris et l’UE avaient déjà porté des accusations en RCA, le mystère reste entier.

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L’Afrique panafricaniste derrière le Mali

En Centrafrique, la société privée russe qui assure la défense du président Touadera, est Sewa Security Services, et son efficacité ne souffre d’aucun doute. D’où vient-il que la France et l’UE eux, insistent pour parler de « Wagner », se demande l’Afrique.

Quant à l’attitude de fermeté de la Transition malienne portée par Assimi Goita, cette affirmation de souveraineté de Bamako, remporte l’adhésion de l’opinion publique africaine. En effet, face aux agitations du camp occidental, elle se demande de plus en plus quel intérêt l’UE a, de s’immiscer autant dans les choix de coopération d’un pays africain.

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