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Johannesburg : Vague d’arrestations en Afrique du Sud après les violences visant les Noirs non Sud-africains

Carte de l'Afrique sur Dzaleu.com

Johannesburg : Vague d’arrestations en Afrique du Sud après les violences visant les Noirs non Sud-africains

Les villes de Johannesburg et Pretoria, principales métropoles d’Afrique du Sud, ont été le théâtre de violences xénophobes qui ont choqué l’Afrique. L’émotion était grande sur les réseaux sociaux, au vu des images de Noirs Sud-Africains faisant la chasse à d’autres Africains.


Ce ne sont pas les autres Africains qui détiennent l’économie sud-africaine

Il convient de le rappeler, l’un des arguments avancés par les auteurs de ces violences étant qu’ils sont confrontés à la concurrence des « immigrés » Africains. Tout a commencé par une grève des chauffeurs routiers, qui reprocheraient à leurs employeurs de privilégier la main d’œuvre non sud-africaine. Nul n’ignore la sensible question de la redistribution des terres en Afrique du Sud. Les Africains qui arrivent en Afrique du Sud ne font pas partie de la minorité blanche qui détient encore la majorité de ces terres, comme elle détient la majorité de l’économie du pays.

Les autorités sud-africaines peuvent-elles faire mieux ?

Dans un contexte d’inégalité et de violence économique, les faibles ont tendances à attaquer plus faibles, d’où l’existence nécessaire de contrepoids. Face aux violences en Afrique du Sud, d’aucuns déplorent une absence de communication de l’Union africaine d’autant plus que Johannesburg veut se hisser comme tête de file de l’intégration continentale. Le pays, soutenu par tout un continent lors des heures sombres de l’apartheid, peut-il faire mieux que des interpellations ?

Pour Bheki Cele, ministre sud-africain de la Police, ce qui s’est passé à Johannesburg et Pretoria relève plus d’actes criminels, que d’une haine dirigée contre les Africains non sud-africains. Toutefois, on note que ce n’est pas la première fois qu’une telle violence explose, et que les victimes sont toujours des Noirs d’autres pays que l’Afrique du Sud. En 2008 déjà, les victimes se chiffraient en dizaines, des Africains. En 2015, idem. Si le discours des officiels sud-africains tend à l’apaisement, au risque de paraître minimiser ces violences, pour le Nigeria, il en est autrement. L’Afrique du Sud accueille en effet une forte communauté nigériane, un peuple dont le dynamisme économique n’est plus à démontrer. Parmi les magasins pillés et vandalisés, nombreux appartiennent à des ressortissants Nigérians.

L’opinion africaine entre incompréhension et exaspération

S’exprimant sur Twitter, Geoffrey Onyeama, ministre nigérian des affaires étrangères, pense pour sa part que ces violences visaient expressément ses compatriotes et n’a pas hésité à dénoncer la gestion de la situation par la police sud-africaine. En effet, si celle-ci a procédé à plusieurs arrestations, les tensions restent palpables, le calme tardant à revenir. Dans ce contexte, la mort d’un civil dans des circonstances troubles (une vidéo virale montre une quasi exécution, Ndlr), n’est pas de nature à atténuer le sentiment d’incompréhension partagé par de nombreux Africains. Après avoir soutenu les Sud-Africains contre l’apartheid, ils comprennent difficilement que ceux-ci, régulièrement, s’en prennent à d’autres Noirs, en faisant les boucs émissaires de leur situation.©Dzaleu.com

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