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Les prisonniers condamnés pour atteinte aux intérêts du Cameroun restent en prison

Paul Biya, président du Cameroun

Les prisonniers condamnés pour atteinte aux intérêts du Cameroun restent en prison

Le discours du président Paul Biya était très attendu mardi 10 septembre au soir, suscitant auparavant rumeurs et conjonctures notamment sur les réseaux sociaux.

Parmi les conjonctures, la possibilité d’une grâce présidentielle envers les prisonniers liés au conflit au NoSo (Nord-Ouest et Sud-Ouest, régions d’expression anglophones du Cameroun, Ndlr) ou aux tensions post-présidentielles.

Pour les tenants de ces hypothèses, cela aurait été un geste fort d’apaisement. Après un discours très suivi d’une demi-heure, ils ont eu leur réponse : aucune grâce n’est à attendre pour ceux qui ont voulu nuire à la sécurité du Cameroun. Pour Paul Biya, il serait contre-productif d’envoyer le message qu’on peut « impunément » agir contre le Cameroun, en espérant une hypothétique grâce.

Rappelant que la constitution lui donne le droit de gracier dans certaines conditions, Paul Biya a dit qu’il avait usé de ce droit fin 2018, pour gracier un certain nombre de prisonniers en rapport avec les troubles socio-politiques. Mais, a insisté le président, cela ne saurait flirter avec une quelconque idée d’impunité.

En clair, même si aucun nom n’a été prononcé, le message est passé : les prisonniers actuels, qu’il s’agisse des sécessionnistes ou des partisans d’une certaine opposition (en l’occurence le MRC, Ndlr), resteront en prison et devront répondre de leurs actes.

Pour le reste, l’annonce majeur de ce discours au ton ferme et pédagogue a été celle de la tenue, d’ici fin septembre, d’un dialogue national. Il sera conduit par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, et concernera toutes les composantes de la société camerounaise : monde politique, traditionnel, confessionnel, armée, diaspora, société civile, etc. ©Dzaleu.com

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