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Fraude internationale : elle coûte chère à l’Afrique

Franc CFA Cemac (Afrique centrale)

Fraude internationale : elle coûte chère à l’Afrique, 90 milliards de dollars par an. C’est le montant estimé par l’Organisation des Nations-Unies.

Selon l’Onu, la somme détournée par la fraude en Afrique, équivaut à l’aide au développement majorée des investissements étrangers.

Si plusieurs pays disposent de tout un arsenal juridique pour tenter d’endiguer la fraude, sur le terrain, celle-ci est endémique. Une situation qui handicape fortement les économies africaines. Pour la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), la fraude représente 3,7 % du PIB africain, soit près de 90 milliards de dollars par an.

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Pour faire un parallèle, l’aide publique au développement en Afrique se chiffre à 48 milliards de dollars. Les investissements directs étrangers se chiffraient eux à 54 milliards de dollars en 2015.

Qui dit fraude et mouvements d’argent illicites, dit aussi hausse de la dette. En effet, pour tenter de combler le manque à gagner dû à la fraude, le continent est amené à emprunter. La question de la dette interpelle de plus en plus de dirigeants africains, à l’instar du Congolais Félix Tshisekedi.

Le président de la RDC Félix Tshisekedi demande l’annulation totale de la dette africaine

Le chef d’État de la République démocratique du Congo souhaite que l’Onu fasse un geste financier fort pour l’Afrique. Pour lui, la dette du continent doit être totalement annulée.

Félix Tshisekedi s’exprimait devant l’Assemblée générale annuelle de l’ONU une “annulation totale” de la dette. ©Dzaleu.com – O.B.

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